Ouvrages sur l’histoire du village

Les Mémoires de Chailly

Les Mémoires de Chailly      Un livre de Bastien Bourillon          

L’ouvrage « Les Mémoires de Chailly » de Bastien Bourillon vous invite à découvrir la commune en deux temps.

Vous ferez d’abord connaissance avec le territoire, les monuments et édifices publics, l’étymologie de la commune et de ses lieux-dits ainsi qu’avec les personnalités civiles et religieuses du village, de 1668 à nos jours.

Ensuite, l’auteur vous guidera dans une randonnée historique à travers le Bourg et les écarts où seront présentés, de 1901 à 1969, les propriétaires et occupants successifs.

Bonne découverte ou redécouverte …

Ouvrage disponible dès maintenant sur réservation,

au 06.82.65.90.13, ou à bastien.bourillon@laposte.net

Sur les traces des seigneurs de Chailly

Ouvrage disponible en mairie de CHAILLY et à l’OTSI de LORRIS.

De ces seigneurs qui ont rythmé la vie locale pendant des siècles, il ne reste rien, ou presque.

J’ai pu malgré tout retrouver leurs noms et leurs armes (blason), reconstituer leur parcours depuis 1202, que j’ai essayé de resituer dans le contexte historique et social de l’époque.

CHAILLY était divisé en deux seigneuries, LA MOTTE et LE FORT, dont l’histoire se confond avec celle d’AUVILLIERS, et à une époque de PRESNOY.

Quatre familles se sont succédé à la tête de ces seigneuries : les CHAILLY, POQUAIRE, CHANCY, PREVOST. Mais après avoir été érigées en baronnies, les seigneuries de CHAILLY ont été absorbées par le marquisat de BELLEGARDE et deviennent la propriété du duc d’ANTIN, fils légitime de Madame de MONTESPAN, favorite de Louis XIV.
Ce riche passé de CHAILLY sous l’ancien régime n’a jamais été raconté et est méconnu. Espérons que sa mise au jour contribue à faire retrouver à mon village ses racines.

C. DUPONT

Chailly il y a 100 ans …

1913

1913

La Création d’un bureau de poste fut la grande affaire de cette année 1913.

Il fallait trouver un local pour le facteur receveur.

Deux solutions s’offraient: La première consistait à acquérir et à aménager l’immeuble de Monsieur BONNET Alexandre occupé par Monsieur ROUSSELET sabotier. La seconde était de construire un logement sur la place publique là où se trouvait l’ancien cimetière. Devant les réticences de Monsieur BONNET, c’est la deuxième solution qui fut adoptée.

Monsieur le Maire prit les conseils de Monsieur THEILLEUX, architecte à ORLEANS. Le devis s’élevait à 8419 francs (ce qui équivaut à 26245 euros). Restait à trouver le financement…Pour l’essentiel on eut recours à un emprunt auprès de la caisse nationale des retraites pour la vieillesse remboursable sur trente ans. Un complément prélevé sur le fond des amendes correctionnelles fut accordé par le département. Le bureau ainsi créé devait être  loué à l’administration des postes. Quant au bureau téléphonique, il devait être déménagé dans le nouveau local suivant l’engagement pris par la commune.

Le dimanche 9 février à 14 heures 30 une cérémonie eut lieu sur la place publique. Il s’agissait de la remise de médailles aux anciens combattants de la guerre de 1870. Assistaient à cette cérémonie : le conseil municipal dans son ensemble, la subdivision des sapeurs-pompiers, les membres de la société de tir, les enfants des écoles et les habitants du village.

Pour la fête nationale du 14 juillet 1913 pour des raisons budgétaires, il n’y eut pas de distribution de jouets aux enfants du village comme cela se pratiquait habituellement.

Chailly n’avait pas de puits communal   et il existait un projet d’en creuser un sur la petite place du bourg à proximité de l’arbre de la liberté. Mais l’administrateur des ponts et chaussées s’y opposa , estimant que ce puits ne serait pas à une distance suffisante des voies de circulation. On le creusa donc dans le jardin du bureau de poste sur les conseils de Monsieur LUTTON GUERIN puisatier à PRESNOY et de Monsieur THEILLEUX , architecte. La porte de la clôture devait rester ouverte pour permettre le libre accès aux villageois.

Le chemin de CHAILLY à LADON posait un problème. Comme toutes les voies de circulation de l’époque, il appartenait aux trois municipalités de CHAILLY, AUVILLIERS et PRESNOY et était simplement empierré et sans limites bien dessinées. Aussi les propriétés riveraines empiétaient de plus en plus sur son tracé. Ce chemin ne conservait donc pas une largeur égale sur tout son parcours. Une demande de bien vouloir en fixer les limites fut faite aux Ponts et Chaussées.

Le pont de bois sur la  « Poterie » en face de la boucherie MERRY   n’offrant plus de garanties pour la sécurité publique, on demanda à l’Administration des Canaux d’y poser un grillage en fil de fer ou d’y installer des croisillons afin de protéger les enfants contre le risque de chute dans le canal ou la rivière.

Une proposition de modification du code de la route concernant le village fut rejetée. Cette proposition émanait de la Préfecture. Elle traduisait les difficultés de circulation liées à l’état des routes qui étaient alors de simples voies empierrées comme on l’a vu plus haut. Le macadam ne devait faire son apparition qu’une vingtaine d’années plus tard. Il faut imaginer ces routes ou chemins parsemés d’ornières aux bords et bas cotés inégaux et difficiles à nettoyer des amas boueux laissés par les véhicules agricoles en provenance des champs. Donc, il fut proposé d’imposer aux chauffeurs de ces véhicules de nettoyer le bandage des roues avant d’accéder aux voies de circulation. Pour faciliter les déplacements il fut également proposé, en cas de besoin, de tolérer une circulation sur la voie de gauche de la chaussée. Le principe du nettoyage des bandages fut repoussé car irréalisable en cas de pluie. La circulation sur la voie de gauche qui aurait pu entraîner des accidents fut également rejetée.

L’impôt sur les chiens pose des problèmes. Et oui… Les propriétaires de chiens payaient à l’époque une taxe spéciale. N’allez pas le répéter car cela pourrait donner au fisc de mauvaises idées ! Pour recouvrer cette taxe il fallait recenser chaque année tous les «  toutous calliaciens ». Comme les répartiteurs chargés de cette tâche s’en acquittaient plus ou moins bien, on pensa la confier aux cantonniers qui connaissaient mieux la population. Cela ne se fit pas car les cantonniers avaient sans doute « d’autres chats à fouetter » et ce, pour le bonheur de certains assujettis.

Legs POUILLOT : prix de vertu Autres temps, autres mœurs ! Enfin nous terminerons ce retour dans le passé par une note amusante. Une certaine madame POUILLOT née PROCHASSON de LORRIS, bienfaitrice aisée, avait institué un prix de vertu qui devait récompenser une femme ou une jeune fille. En 1912 ce fut madame PRESLES née COURTACHON qui fut primée. En 1913, ne trouvant personne à proposer, le conseil décida d’attribuer une fois de plus ce prix à Madame PRESLES…

Cette année 1913 fut marquée

En France : par l’élection d’un président de la république de droite, Raymond POINCARRE, le 19 janvier. Le Président du conseil BRIAND est remplacé le 21 mars par Louis BARTHOU. Le 16 mai, l’allongement du service militaire provoque des mutineries dans les casernes. Le 7 août devant le renforcement des effectifs militaires en Allemagne, la chambre des députés vote une loi portant la durée du service militaire à trois ans. Le 9 Décembre, le radical de gauche Gaston DOUMERGUES forme un cabinet.

Dans le monde : le 30 mai débute la seconde guerre balkanique qui voit la victoire de la Turquie sur la Bulgarie.

L’aviateur français Roland GARROS effectue un vol de 800 km. entre la Tunisie et Rome.

Cette même année 3 inventions sont remarquables : La première fabrication de pétrole à partir de poudre de charbon et d’hydrogène, le compteur GEIGER et l’ampoule électrique à incandescence…

Y.F

1914

1914

Il est surprenant de constater à la lecture des archives du premier semestre de cette année 1914 que les préoccupations de la municipalité restent d’ordre purement local alors que se préparait le premier conflit mondial. Rien ne transpire des tensions internationales, sources d’une conflagration qui devait voir affluer de jeunes combattants provenant d’un grand nombre de pays pour nous apporter leur soutien en exposant leur vie.

A Chailly, comme à l’ordinaire, ce sont des problèmes « terre à terre » qui préoccupent les élus: l’entretien des voies de circulation, l’attribution des diverses aides aux nécessiteux, les difficultés du service postal pour lequel le village s’est endetté et se trouve en quelque sorte floué. ( L’administration des P.T.T ne tient pas ses engagements d’affecter le personnel suffisant à son bon fonctionnement. )
Par ailleurs la Poterie fait parler d’elle. Des travaux de curage sont nécessaires car elle est encombrée de sable, de vase et de branchages qui empêchent l’écoulement normal de l’eau.

De cet ensemble routinier se détache seul un événement notable par sa chronologie. Le Maire, Monsieur GUILLAUME Léonce, désigné alors sous le vocable de  » Président du Conseil » , décide de faire confectionner deux isoloirs en application de la loi du 29 juillet 1913, sur le secret et la liberté de vote ainsi que sur la sécurité des opérations électorales. Il est intéressant de constater qu’un siècle plus tard, presque à date anniversaire, notre nouvelle municipalité a pris la décision de remplacer ces isoloirs par une version plus moderne répondant au souci d’accès des électeurs handicapés.

L’ordre de mobilisation générale

Malgré cette sérénité apparente, la guerre est dans tous les esprits. On entretient le désir de revanche depuis 1870 dans l’armée mais aussi dans les écoles où l’on inculque une instruction militaire aux élèves. Le dimanche 2 août 1914 l’ordre de mobilisation est affiché sur les murs de toutes les villes ou villages de France. Ce que peu de gens savent c’est que ces affiches étaient prêtes depuis 10 ans. Elles étaient stockées depuis leur sortie des presses de l’Imprimerie Nationale en 1904. Il ne restait donc plus qu’à écrire à la main le jour de la mobilisation à l’emplacement prévu à cet effet.
Répondant à cet ordre, nombreux sont les jeunes hommes de CHAILLY qui vont  partir pour le théâtre des opérations. Dix-huit d’entre eux, du fait des combats ou de maladies, n’en reviendront pas.

Le village est entré dans la guerre. Un couvre-feu est décrété le samedi 8 août. Il y a désormais une interdiction absolue de circuler sur les routes de six heures du soir à six heures du matin. En face de l’immeuble BONNET, un bureau de police est établi et la route est barrée toute la nuit. Une garde sévère est montée par les citoyens restés au pays. Les hommes partis au front, pour la plupart agriculteurs, ont abandonné à leur épouse ou à leur famille le soin d’entretenir leur exploitation . Leur absence est un souci pour les leurs mais aussi pour la commune. Celle-ci se trouve en effet privée de leurs prestations en nature pour l’entretien des chemins, souci permanent à cette époque où il n’y avait pas de macadam. Qui plus est, beaucoup d’attelages et de chevaux ont été réquisitionnés.

Le Préfet du Loiret écrit aux maires pour leur indiquer les mesures à prendre en vue de la rentrée des récoltes. Le conseil réuni juge qu’il y a assez de cultivateurs et d’employés agricoles dans la commune pour faire les moissons et le battage dans d’assez bonnes conditions. Les blés sont coupés et les avoines ne tarderont pas à l’être également. Les conseillers estiment qu’il n’y a pas lieu de voter des crédits pour aider au manque de bras ni de solliciter l’intervention d’ouvriers chômeurs car il y a une entraide suffisante entre voisins et membres d’une même famille. La guerre ayant déjà fait ses premières victimes, des œuvres de secours aux blessés voient le jour à l’échelon national. L’Association des Dames Françaises et l’Association des Hôpitaux Militaires apportent leur soutien à la Croix Rouge. Le conseil vote une subvention de 50 Francs (106 EUROS) et décide que des quêtes seront faites par des jeunes filles du pays. Celles–ci arrivent à collecter 528 Francs. (1647 euros)

L’année se termine sur un bilan des diverses tâches agricoles plutôt positif. Bien qu’il n’y ait pas eu partout les travaux préparatoires aux semailles, les surfaces ensemencées en blé et seigle atteindront dans la commune de CHAILLY à peu prés la même superficie que les années précédentes…

Evénements de l’année 1914 en FRANCE : Le 31 juillet, JAURES, dernier rempart contre la guerre, est assassiné par Raoul Villain. En août les allemands enfoncent les lignes alliées. En septembre Joffre et Galliéni les arrêtent sur une ligne Soissons-Verdun. En Octobre Foch, par la victoire d’Ypres leur barre le chemin de la mer. C’est le début de la guerre des tranchées…

Dans le monde :
Le canal de Panama est ouvert.
Le 28 juin l’archiduc d’Autriche François-Ferdinand est assassiné à Sarajevo.
La première transfusion sanguine à partir de sang conservé est réalisée.
Coolidge construit le premier tube à rayons X.
La plaque photographique est remplacée par le film.
Les premiers feux de signalisation routière sont installés à Cleveland.

Y.F

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